Hurepoix

Hurepoix : Un Voyage à Travers le Temps

Aux Origines du Pays d’Hurepoix

Les premiers habitants s’établissent près de Janville sur Juine, dans une région riche en gibier et en poissons. Les Ligures, puis les Celtes, les Romains, les Barbares et enfin les Francs se succèdent sur ce territoire. La christianisation commence à la fin du 5ème siècle, initiée depuis Saint-Yon et Saint-Chéron.

Chaque peuple victorieux apporte ses connaissances agricoles, enrichissant ainsi les techniques locales : production de céréales, de vignes et de fruits.

En 768, Charlemagne hérite d’un vaste territoire de son père Pépin le Bref, qu’il cherche à convertir à la chrétienté. Il nomme des hommes de confiance pour l’assister, un religieux et un laïc. Au début du 9ème siècle, il organise son royaume, mais la Neustrie résiste à la taxe du chevage, déjà imposée ailleurs.

Le Moyen-Âge et la Formation du Hurepoix

Sous le règne de Louis 1er, dit le Pieux, la région connue sous le nom de Neustrie devient Hérupe, signifiant « hérissé ». Le Mans devient le centre politique des Hérupes sous le comte Hue du Maine. Le comte du Maine rassemble autour de lui des barons et seigneurs locaux, et le territoire s’organise progressivement.

Au 12ème siècle, le « pagi » de Hérupe conserve les contours de la Neustrie, entre la Seine, la Marne, la Loire et la Bourgogne. Des religieux s’installent notamment à Josas, sous la surveillance de l’évêque de Paris.

Au 13ème siècle, Hérupe devient Hurepoix. La capitale s’établit à Dourdan, où poteries, teintureries et fouleries se développent.

La Renaissance et la Délimitation du Territoire

Après la guerre de Cent Ans, le royaume retrouve son intégrité. La carte d’Hurepoix prend forme, bordée par la Seine au nord et à l’est, l’Orge et le Gâtinais au sud-est, et la Beauce au sud.

François 1er rétablit sa cour à Paris, apportant prospérité à la noblesse qui acquiert de nombreux domaines. Des châteaux sont reconstruits : Chamarande, Courson, Dampierre, et bien d’autres.

Après la Révolution

Au 19ème siècle, les grandes fermes se développent pour approvisionner Paris. Les plaines se couvrent de céréales, tandis que les fonds de vallée produisent des légumes renommés : petits pois de Clamart, tomates de Montlhéry, cresson de Méreville, fraises de Bièvre et de Marcoussis. Chevrier, maraîcher à Brétigny, invente le flageolet en 1872, faisant d’Arpajon sa spécialité. Les roses d’Évry deviennent également célèbres.

Après la Première Guerre mondiale, le nord du Hurepoix se transforme rapidement. Les premières HLM apparaissent dans les années 1930, entourées d’ateliers, usines et entrepôts. Les ouvriers achètent des terres pour cultiver leurs jardins, habitant d’abord des cabanons, puis des maisons.

Les Temps Modernes

À partir des années 1950, l’exode rural et l’expansion de la région parisienne poussent de nombreux Parisiens à s’installer en Hurepoix. Des personnalités comme George Sand et Michel Audiard choisissent cette région pour résidence. Les rivières telles que la Bièvre, l’Yvette, l’Orge et l’Essonne traversent les villages, offrant un cadre de vie agréable.

Aujourd’hui, l’Hurepoix réunit les chefs-lieux de Jouy-en-Josas et Arpajon. Bien que l’agriculture subsiste au sud, les hautes technologies envahissent progressivement les terres, notamment sur le plateau de Saclay. Un parc naturel est créé pour préserver la vallée de Chevreuse, un havre de paix apprécié par les promeneurs.

Le Hurepoix demeure une région où le passé se mêle harmonieusement au présent, offrant à ses habitants et visiteurs un cadre de vie empreint d’histoire et de sérénité.

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